Comment militaires et opposants se sont mis d’accord sur la transition politique au Soudan

La peur du pire et les efforts fournis pour harmoniser les circuits de médiation ont fini par porter leurs fruits : dans la nuit de jeudi 4 à vendredi 5 juillet, les deux camps issus du renversement du président Omar Al-Bachir, au Soudan, ont fini par trouver un accord destiné à dessiner le plan de l’exercice du pouvoir lors d’une période de transition.

Cette période, les organisateurs de la contestation l’avaient voulue longue de plusieurs années. Les généraux du Conseil militaire de transition (TMC), qui exercent le pouvoir depuis le coup d’Etat du 11 avril, avaient tout mis en œuvre pour la ramener à sa plus simple expression. Elle devrait finalement durer « trois ans ou un peu plus », selon le communiqué des négociateurs rendu public dans la nuit.