Au Japon, un prince se veut grand défenseur de la laïcité

Le prince Akishino s’est ému du financement par l’Etat d’un rituel religieux accompagnant l’intronisation de son frère aîné, qui deviendra empereur en novembre 2019.

Voilà une bien curieuse polémique, dont le Japon a le secret, et qui semble se jouer à front renversé. D’un côté, l’État, ou plus exactement le gouvernement nationaliste de Shinzo Abe, qui se montre toujours très attaché au culte shinto, incarné par l’empereur. De l’autre, un membre éminent de la famille impériale, le prince Akishino, qui défend une stricte préservation de la ligne qui sépare le public du religieux. Une délimitation soigneusement définie après la seconde guerre mondiale, où l’empereur avait mené son peuple à sa perte.